Peuple miséreux, il t'a décillé les yeux
Et toi pourtant tu cries, tu blâmes le Sauveur
Qui a fait don de lui pour apaiser nos peurs
Et sacrifier enfin ces présomptueux pouilleux!
Honte à toi peuple impie, toi qui n'as pas compris
Que tu es indigne d'entrer au Paradis
Que les élus du Ciel ne naissent qu'à Paris
Et qu'ils sont tous ravis de ce qu'on te ravit.
Prie donc, tombe à genoux pour lui rendre Grâce
Et réjouis-toi bien de celle qu'il t'accorde,
Cette infinie bonté que rien jamais n'efface.
Sauveur mal aimé, souviens-toi des mots sacrés
« Car tous ceux qui s'élèvent seront abaissés
Et tous ceux qui s'abaissent seront élevés »...
PS: « Les pouilleux au moins écrivent en alexandrins »
